Vous êtes sur le point de vendre votre entreprise — ou d'en acquérir une. Le prix est négocié, les parties sont d'accord, et pourtant, une question fondamentale reste entière : vend-on les actions de la société, ou ses actifs ? Ce choix, qui peut sembler technique au premier abord, transforme radicalement les conséquences fiscales et juridiques de la transaction pour les deux parties. À Laval comme partout au Québec, des propriétaires de PME découvrent parfois trop tard que la structure choisie avait autant d'importance que le prix lui-même.
Deux façons de vendre une entreprise — deux réalités très différentes
Ce qu'on transfère dans chaque cas
Dans une vente d'actions, le vendeur cède ses parts dans la société. L'acheteur devient propriétaire de la compagnie elle-même — avec tout ce qu'elle contient : ses contrats, ses employés, ses actifs, mais aussi ses dettes et son historique fiscal. La société continue d'exister, inchangée dans sa forme juridique.
Dans une vente d'actifs, c'est différent : la société reste entre les mains du vendeur, mais elle transfère à l'acheteur ce qu'elle possède — équipements, clientèle, stocks, propriété intellectuelle, achalandage. L'acheteur choisit ce qu'il veut acquérir, et ce qu'il préfère laisser de côté.
Cette nuance — vendre la société ou vendre ce qu'elle possède — est au cœur de tout le reste.
Du côté du vendeur : des enjeux fiscaux majeurs
Pour un entrepreneur qui a bâti son entreprise pendant des années, la structure de la vente peut faire une différence considérable sur le plan fiscal.
La vente d'actions est généralement perçue comme plus avantageuse pour le vendeur. Selon la loi canadienne de l'impôt sur le revenu, certains vendeurs peuvent bénéficier de l'exonération cumulative des gains en capital sur la vente d'actions admissibles de petite entreprise — un avantage fiscal significatif qui ne s'applique pas dans une vente d'actifs. Les conditions d'admissibilité sont précises et doivent être analysées par vos conseillers fiscaux et juridiques avant toute décision.
La vente d'actifs, quant à elle, peut générer plusieurs niveaux d'imposition pour le vendeur, notamment sur le gain en capital réalisé et, dans certains cas, sur la récupération d'amortissement. Me Petrulian vous expliquera les détails lors de votre consultation, en coordination avec votre comptable.
Du côté de l'acheteur : flexibilité ou simplicité ?
L'acheteur, lui, a souvent des préférences opposées à celles du vendeur — et c'est précisément ce qui rend la négociation de la structure aussi délicate que celle du prix.
Dans une vente d'actifs, l'acheteur acquiert des biens à leur valeur actuelle du marché, ce qui lui permet de les amortir fiscalement à partir de cette nouvelle base. Il peut aussi choisir de ne pas reprendre certains passifs ou litiges en cours. Pour beaucoup d'acheteurs, c'est une position confortable.
Dans une vente d'actions, l'acheteur hérite de la société dans son ensemble — y compris les responsabilités fiscales passées, les contrats existants et les risques latents. En contrepartie, la transaction peut être plus simple à structurer dans certains contextes, et certains avantages fiscaux propres à la société (comme des pertes reportées) peuvent devenir intéressants selon la situation.
La négociation de la structure : aussi importante que le prix
Un prix de vente identique peut mener à des résultats très différents selon la structure choisie. C'est pourquoi vendeur et acheteur arrivent souvent à la table avec des préférences opposées. La négociation de la forme juridique de la transaction est, en soi, une étape stratégique — et elle doit être abordée avec l'appui de professionnels compétents dès le départ.
Le rôle du notaire dans une cession d'entreprise à Laval
Dans une transaction corporative au Québec, le notaire joue un rôle bien plus large que la simple signature de documents. Conformément au droit québécois et aux exigences du Code civil du Québec, le notaire assure la validité juridique des actes de cession, rédige ou révise les conventions de vente, vérifie les titres de propriété des actifs transférés et coordonne l'ensemble du processus avec les autres professionnels impliqués — comptables, fiscalistes, avocats.
À titre de notaire corporatif à Laval, Me Mirabela Petrulian accompagne des entrepreneurs de la région dans des transactions de cession d'entreprise depuis 2007. Son rôle est de sécuriser juridiquement chaque étape, de protéger les intérêts de ses clients et de s'assurer que la structure choisie est correctement documentée et exécutée — en pleine cohérence avec la stratégie fiscale retenue par l'équipe conseil.
Consultez Groupe Synergie Notaires
Vous envisagez de vendre ou d'acquérir une entreprise dans la région de Laval ou de Montréal ? Avant de choisir la structure de votre transaction, prenez le temps de consulter un professionnel. Me Mirabela Petrulian et l'équipe de Groupe Synergie Notaires sont à votre disposition pour vous accompagner dans votre démarche de cession d'entreprise à Laval et en région.
📞 (514) 399-1009 ✉️ info@gsnotaires.com 📍 67, Boulevard Samson, Laval (Sainte-Dorothée), QC H7X 3E6
Cet article est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique. Consultez un notaire ou un conseiller qualifié pour toute situation spécifique.

