Fermer une entreprise est une décision qui exige autant de rigueur que celle qui a présidé à sa création. Que la dissolution soit planifiée depuis plusieurs mois ou qu'elle s'impose en raison de circonstances particulières, la démarche doit suivre un cadre légal précis — notamment au Québec, où les obligations envers les créanciers, les autorités fiscales et le Registre des entreprises du Québec (REQ) sont non négociables. Pour les entrepreneurs et dirigeants de PME de Laval et du Grand Montréal, bien comprendre les grandes étapes de ce processus peut faire toute la différence entre une clôture propre et des responsabilités qui persistent longtemps après la fermeture.
Dissolution volontaire : une démarche structurée, pas une capitulation
La dissolution d'une entreprise n'est pas synonyme d'échec. Elle peut résulter d'un départ à la retraite, d'une restructuration, d'une fusion, ou simplement d'un projet qui a atteint ses objectifs. Ce qui compte, c'est de choisir la bonne procédure selon la nature juridique de votre société.
Société provinciale ou fédérale : une distinction importante
Au Québec, la dissolution d'une société par actions constituée en vertu de la législation provinciale est encadrée par la Loi sur les sociétés par actions (LSAQ). Si votre société a été constituée sous le régime fédéral, c'est la Loi canadienne sur les sociétés par actions (LCSA) qui s'applique. Ces deux cadres légaux ne sont pas identiques, et le choix de la procédure a des conséquences directes sur les responsabilités des administrateurs. Me Petrulian vous expliquera les détails lors de votre consultation.
Les étapes administratives incontournables
1. La résolution des administrateurs ou des actionnaires
La dissolution volontaire commence formellement par l'adoption d'une résolution — par les administrateurs, les actionnaires, ou les deux selon les cas — qui autorise la dissolution et désigne un liquidateur chargé de gérer la clôture. Ce document doit être rédigé avec soin, car il constitue le point de départ officiel du processus.
2. L'avis aux créanciers et la liquidation des actifs
Avant toute distribution aux actionnaires, la société doit informer ses créanciers connus et régler ses dettes. Les actifs doivent être liquidés de manière ordonnée. Toute distribution prématurée peut engager personnellement les administrateurs. Cet ordre des opérations n'est pas optionnel.
3. Les obligations fiscales : une priorité absolue
Avant de déposer une déclaration de dissolution auprès du REQ, il est essentiel de s'assurer que toutes les déclarations fiscales — fédérales et provinciales — ont été produites et que les soldes dus ont été acquittés. Revenu Québec et l'Agence du revenu du Canada doivent être en ordre. Sauter cette étape expose les dirigeants à des complications sérieuses, parfois des années après la fermeture officielle.
4. La déclaration de dissolution au Registre des entreprises du Québec
Une fois les étapes précédentes complétées, la dissolution doit être officialisée auprès du REQ par le dépôt des documents requis. C'est à cette étape que le rôle du notaire corporatif prend tout son sens.
Le notaire corporatif : un acteur clé de la conformité
Dans le cadre d'une dissolution d'entreprise à Laval ou ailleurs au Québec, le notaire intervient pour rédiger et authentifier les documents nécessaires : résolutions, déclaration de dissolution, actes de liquidation. Il s'assure que chaque document est conforme aux exigences légales applicables et que le dossier soumis au REQ est complet. Son rôle n'est pas seulement administratif — il contribue à protéger les personnes impliquées contre des erreurs qui pourraient avoir des répercussions légales ou fiscales durables.
Les erreurs fréquentes à éviter
Dissoudre une société sans avoir au préalable réglé toutes ses obligations légales, fiscales et contractuelles est l'erreur la plus courante — et la plus coûteuse. Parmi les situations problématiques fréquemment rencontrées :
- Clore les comptes bancaires avant de régler les créanciers, ce qui peut entraîner une responsabilité personnelle des administrateurs
- Négliger les contrats en cours (baux, ententes de service, licences) qui survivent à la dissolution si they ne sont pas résiliés en bonne et due forme
- Omettre de produire les déclarations fiscales finales, retardant la clôture officielle et générant des pénalités
- Agir sans accompagnement professionnel, en sous-estimant la complexité des interactions entre obligations légales et fiscales
Une consultation préventive avec un notaire corporatif permet d'identifier ces risques à l'avance et de planifier chaque étape dans le bon ordre.
Consultez Groupe Synergie Notaires
Vous envisagez de dissoudre votre entreprise à Laval ou dans la région de Montréal ? Chaque situation est unique, et les conséquences d'une dissolution mal planifiée peuvent se prolonger bien au-delà de la fermeture officielle. Chez Groupe Synergie Notaires, Me Mirabela Petrulian accompagne les entrepreneurs et dirigeants de PME à chaque étape de ce processus — de la résolution initiale jusqu'au dépôt au Registre des entreprises du Québec.
Contactez-nous au (514) 399-1009 ou à info@gsnotaires.com pour planifier une consultation et vous assurer que chaque étape est franchie dans les règles.
Groupe Synergie Notaires Inc. 67, Boulevard Samson, Laval (Sainte-Dorothée), QC H7X 3E6
Voici une formulation courte et professionnelle :
Avis important Le présent texte est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique. Pour obtenir des conseils adaptés à votre situation particulière, nous vous recommandons de consulter un professionnel qualifié.

