Droit Corporatif

Financement d'équipement : rôle du notaire à Laval

Révisé et validé par Me Mirabela Petrulian4 min de lecture

Me Mirabela Petrulian, notaire

Fondatrice, Groupe Synergie Notaires (2007) · Membre de la Chambre des notaires du Québec

Photo par Werner Pfennig sur Pexels

Lorsqu'une entreprise finance l'achat d'un équipement coûteux — une machine de production, un véhicule commercial ou du matériel spécialisé —, la transaction ne se résume pas à une entente avec l'institution financière. Selon la nature du financement et la structure juridique de l'entreprise, l'intervention d'un notaire peut s'avérer nécessaire, voire requise par le prêteur. Encore faut-il savoir dans quels cas précis.

Quand le notaire entre en jeu

Le financement d'équipement professionnel passe souvent par un mécanisme de garantie : l'institution financière accepte de prêter en échange d'une sûreté sur le bien acquis. En droit québécois, cette sûreté prend généralement la forme d'une hypothèque mobilière — un droit accordé au créancier sur un bien meuble, comme un équipement ou un véhicule d'entreprise.

C'est là que le notaire peut intervenir. La rédaction d'un acte d'hypothèque mobilière est une démarche qui, dans certaines situations, exige l'intervention d'un professionnel habilité à instrumenter des actes ayant force probante. Tous les financements d'équipement n'impliquent pas automatiquement un notaire, mais dès que l'institution prêteuse exige un acte authentique ou que la valeur et la complexité du bien le justifient, son rôle devient concret.

Hypothèque mobilière avec ou sans dépossession

Le droit québécois reconnaît deux formes d'hypothèque mobilière : avec dépossession et sans dépossession. Dans le premier cas, le bien est remis au créancier à titre de garantie. Dans le second — le cas le plus courant en financement d'équipement —, l'entreprise conserve l'usage du bien tout en accordant une sûreté à l'institution prêteuse. Me Petrulian vous expliquera les détails selon votre situation lors de votre consultation.

La publication des droits au RDPRM

Une étape souvent méconnue des entrepreneurs est la publication des droits au Registre des droits personnels et réels mobiliers, communément appelé le RDPRM. Cette publication est une exigence légale qui permet à l'institution financière de rendre opposable sa sûreté aux tiers. Autrement dit, elle protège le prêteur en cas de défaillance de l'emprunteur ou de revendications de tiers sur le bien.

Le notaire peut prendre en charge cette publication, en s'assurant que l'acte est correctement rédigé, signé et transmis au registre dans les délais appropriés. C'est une coordination technique qui, mal exécutée, peut compromettre la validité de la garantie.

La structure juridique de l'entreprise : un facteur déterminant

La façon dont un financement d'équipement est documenté dépend en partie de la structure juridique de l'entreprise. Une société par actions, une société en nom collectif et un travailleur autonome n'ont pas la même capacité juridique à contracter, ni les mêmes exigences en matière de documentation.

Le notaire vérifie que l'entreprise est en mesure, selon sa forme juridique, de s'engager valablement dans l'acte de garantie. Il s'assure également que les personnes qui signent au nom de l'entreprise sont dûment autorisées à le faire — une vérification qui protège toutes les parties impliquées dans la transaction.

Pour les entrepreneurs établis à Laval ou dans les environs, cette étape est particulièrement pertinente lorsque l'équipement financé représente une part importante de l'actif de l'entreprise.

Un rôle de coordination, pas de simple formalité

Le notaire ne se contente pas de rédiger un document. Il agit comme interlocuteur entre l'entreprise et l'institution financière, s'assure de la cohérence entre les différents actes et veille à ce que les droits de chaque partie soient clairement définis. Cette coordination peut réduire les risques de litiges ultérieurs sur la propriété du bien ou la validité de la garantie.

Il n'est pas systématiquement requis dans tous les financements d'équipement — certaines opérations se font par voie de contrat privé sans acte notarié. Mais lorsqu'il est impliqué, son rôle est structurant pour la sécurité juridique de la transaction, conformément au droit québécois.

Consultez Groupe Synergie Notaires

Pour savoir si votre projet de financement d'équipement nécessite l'intervention d'un notaire, contactez Groupe Synergie Notaires au (514) 399-1009 ou à info@gsnotaires.com. Me Petrulian peut évaluer votre situation et vous accompagner dans les démarches adaptées à votre entreprise.

Groupe Synergie Notaires 67, boulevard Samson, Laval (Sainte-Dorothée), QC H7X 3E6

Questions fréquentes

Est-ce qu'un notaire est obligatoire pour financer l'achat d'équipement d'entreprise au Québec ?

Pas dans tous les cas — cela dépend du type de garantie exigée par l'institution financière et de la complexité de l'opération. Certains financements requièrent un acte notarié, d'autres non.

C'est quoi une hypothèque mobilière sur un équipement d'entreprise ?

Il s'agit d'une sûreté accordée à un créancier sur un bien meuble, comme de la machinerie ou un véhicule commercial, en garantie d'un prêt — selon le droit québécois, cette garantie peut être constituée avec ou sans remise du bien au créancier.

À quoi sert la publication au RDPRM lors d'un financement d'équipement ?

La publication au Registre des droits personnels et réels mobiliers rend la sûreté opposable aux tiers, ce qui protège l'institution prêteuse en cas de défaillance de l'emprunteur ou de réclamation d'un autre créancier sur le bien.


Le présent texte est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique. Chaque situation étant unique, il est recommandé de consulter un professionnel afin d’obtenir des conseils adaptés à votre situation particulière.

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