Droit Corporatif

Actionnaires minoritaires : que vérifier avant de signer?

Révisé et validé par Me Mirabela Petrulian4 min de lecture

Me Mirabela Petrulian, notaire

Fondatrice, Groupe Synergie Notaires (2007) · Membre de la Chambre des notaires du Québec

Photo par Pavel Danilyuk sur Pexels

Vous venez de trouver l'associé idéal. Le projet est solide, l'enthousiasme est là — et vous êtes prêt à investir dans une société par actions. Mais avant de signer quoi que ce soit, une question mérite toute votre attention : en tant qu'actionnaire minoritaire, qu'est-ce qui vous protège réellement si les choses tournent mal ?

Ce que signifie être actionnaire minoritaire au Québec

Détenir moins de 50 % des actions d'une société, c'est accepter d'emblée une réalité : les décisions importantes peuvent être prises sans votre accord. Dans une PME québécoise, cette situation est fréquente — associés, investisseurs, partenaires familiaux ou professionnels se retrouvent régulièrement dans cette position. Or, la Loi sur les sociétés par actions du Québec (LSAQ) prévoit certains droits de base, mais elle ne saurait anticiper toutes les situations qui surgissent dans la vie d'une entreprise.

C'est précisément là qu'une convention entre actionnaires bien rédigée devient votre meilleur outil de protection.

La convention entre actionnaires : votre première ligne de défense

Un document à ne pas négliger avant de s'associer

La convention entre actionnaires est un accord privé qui vient encadrer les relations entre les associés d'une société, au-delà de ce que prévoient les statuts constitutifs. Pour un actionnaire minoritaire, elle peut faire une différence considérable : elle permet de définir à l'avance les règles du jeu, avant que les conflits n'éclatent.

À Laval comme dans l'ensemble de la région de Montréal, de nombreux entrepreneurs s'associent sans convention formelle — ou signent rapidement un document sans en avoir mesuré toutes les implications. C'est souvent dans ces situations qu'un notaire intervient pour constater l'étendue des dégâts… qu'il aurait été possible d'éviter.

Les situations qui fragilisent les minoritaires

Plusieurs scénarios reviennent fréquemment dans la pratique notariale :

  • La dilution : de nouvelles actions sont émises, réduisant votre part sans que vous ayez pu vous y opposer ou y participer équitablement.
  • L'exclusion des décisions stratégiques : certaines orientations majeures — fusion, vente d'actifs, embauche de direction — sont prises sans votre consultation.
  • Le blocage de transfert d'actions : vous souhaitez vendre vos actions, mais aucun mécanisme clair ne régit ce droit, vous laissant dans une impasse.

Chacun de ces scénarios peut être encadré par des clauses contractuelles adaptées — à condition qu'elles aient été négociées et rédigées avec soin avant la signature.

Les mécanismes de protection à connaître

Sans entrer dans leur portée juridique — que Me Petrulian vous expliquera lors de votre consultation —, certains mécanismes contractuels méritent d'être connus de tout actionnaire minoritaire :

  • Le droit de préemption : un droit qui peut vous permettre d'avoir priorité lors d'un transfert d'actions entre associés.
  • Le droit de suite (ou tag-along) : un mécanisme qui peut vous permettre de participer à une vente d'actions dans les mêmes conditions que les actionnaires majoritaires.
  • La clause shotgun : une disposition qui prévoit un mécanisme de sortie forcée en cas de mésentente profonde entre associés.

Ces outils existent. Encore faut-il qu'ils soient bien intégrés dans votre convention — et rédigés de façon à réellement vous protéger, pas seulement à exister sur papier.

Le rôle du notaire dans la structuration de votre protection

Un notaire peut jouer un rôle déterminant dans la rédaction et l'authentification de documents corporatifs structurants. Loin d'être un simple formaliste, le notaire analyse les enjeux propres à votre situation, identifie les zones de vulnérabilité et s'assure que les documents signés reflètent fidèlement les intentions et les protections convenues entre les parties.

Consulter un notaire à Laval avant de vous associer, c'est vous donner les moyens d'entrer dans un partenariat les yeux ouverts — avec des règles claires, acceptées par tous, et opposables si nécessaire.

La convention entre actionnaires Laval n'est pas un luxe réservé aux grandes entreprises. C'est un réflexe de gestionnaire averti, quel que soit l'envergure du projet.

Consultez Groupe Synergie Notaires

Vous êtes actionnaire minoritaire ou vous envisagez de vous associer dans une entreprise à Laval ou dans la région de Montréal ? Avant de vous engager, prenez le temps de faire le point sur vos protections avec une professionnelle qui connaît les réalités des PME québécoises.

Me Mirabela Petrulian et l'équipe de Groupe Synergie Notaires sont à votre disposition pour examiner votre situation et vous accompagner dans la rédaction ou la révision de votre convention entre actionnaires.

📍 67, Boulevard Samson, Laval (Sainte-Dorothée), QC H7X 3E6 📞 (514) 399-1009 ✉️ info@gsnotaires.com

Avis important : Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif seulement. Elles ne constituent pas un avis juridique et ne remplacent pas une consultation adaptée à votre situation particulière.

Le présent texte est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique. Chaque situation étant unique, il est recommandé de consulter un professionnel afin d’obtenir des conseils adaptés à votre situation particulière.

Besoin d’accompagnement pour votre dossier?

Notre équipe, dirigée par Me Mirabela Petrulian, vous accompagne à Laval. Consultez notre page dédiée ou prenez rendez-vous.